Multicoques Magazine, l'essentiel du catamaran et du trimaran
Multicoques Magazine, l'essentiel du catamaran et du trimaran
LE NOUVEAU NUMÉRO
DISPONIBLE
Envie de naviguer
En catamaran ?
Demander un devis en ligne à nos partenaires
THE MOORINGS
OCEANS EVASION
VENT PORTANT
NAVIGARE YATCHING
INSCRIPTION A LA NEWSLETTER
Veuillez saisir votre email pour recevoir chaque semaine l’essentiel du catamaran et du trimaran
OK
Shopping de la rédaction

C'est le moment de changer de vie : partir en famille...

23/04/2009

C'est le moment de changer de vie : partir en famille...

La nature est finalement bien faite, elle pousse l’homme, mammifère terrestre, à vouloir perpétuer l'espèce, à se reproduire et donc à vivre en couple, homme et femme réunis. Et si ce bonheur trouve son aboutissement sur l’eau…

Rien ne remplace le bonheur de naviguer lorsqu'il est partagé dans le cadre du cercle familial. Pourtant, transformer sa vie pour s'en aller vivre sur l'eau n'a rien d'évident. A de rares exceptions près, ce sont les hommes qui amènent les femmes au bateau. Pas toujours cependant, et à bord de Kangaroo, le premier Fusion 40 assemblé en France, c'est Murielle qui, sur le Lac de Genève, a commencé à régater quand son Hervé de mari n'avait jamais mis les pieds sur un bateau. Elle a su lui transmettre sa passion, et pas à moitié : Mini Transat, Figaro, et régates en M2 (les concurrents du D35) sur le Léman. Tous deux naviguent actuellement aux Antilles avec leurs enfants. Annabel, qui en compagnie de Fabien et de leurs quatre enfants sont partis sur Tahoma, écrivait : « pourquoi aurions nous quitté une vie dans laquelle nous nous sentions si bien ? C'était sans compter sur l'obstination de Fabien, patiemment il a su nous montrer à tous combien ce voyage serait fondateur ». Avant de poursuivre : « nous abordons ce cap de la quarantaine en faisant acte de liberté. Au-delà de l'ouverture et de la richesse que nos rencontres avec les civilisations et les populations locales apporteront aux enfants, c'est cela aussi que nous souhaitons leur transmettre. Qu'ils sachent qu'ils peuvent décider d'orienter leurs vies respectives comme bon leur semble, malgré toutes les contraintes qui leur seront opposées. Qu'avec audace et ténacité on peut choisir d'être libre ». Et Fabien de rajouter : « depuis une dizaine d'année, je rêve de faire ce voyage. J'ai orienté une bonne partie de ma vie, y compris professionnelle vers cet objectif ».

Vivre d’amour et d’eau fraîche
Quand la décision est prise de s’en aller découvrir le monde sur un bateau à voile, il va falloir gérer un quotidien qui n’est pas le même que celui vécu à terre. Mine de rien, au cours de la semaine, un couple ne passe finalement que assez peu d’heures ensemble. La journée de travail fait 8 heures et si on y rajoute les heures du déjeuner (rarement pris ensemble) et du transport, on arrive à un petit 10 heures. Enlevez 8 heures de sommeil, il reste donc 6 heures, et encore, à condition que les deux aient des horaires qui coïncident. Dans les faits, on arrive plutôt à 4 ou 5 heures. Si on enlève les heures au cours desquelles chacun vaque à ses occupations, on arrive à finalement bien peu de temps, et qui n’est pas toujours de pur bonheur quand fatigue et stress s'en mêlent. Les choses seraient radicalement différentes en bateau ? Faut-il en déduire qu’il ne resterait plus qu’à se laisser vivre d’amour et d’eau fraîche par le simple fait de s’être extirpé de la vie quotidienne et professionnelle ? C’est aller un peu vite en besogne et les choses ne sont pas si simples. La fatigue du travail a certes disparu, mais il y a celle du voyage. Le stress de la ville s'en est allé mais il a été remplacé par celui de la veille, de la vie aux escales, du bateau, de son entretien et de la navigation. Et surtout il y a la promiscuité. Les couples qui arrivent à l'âge de la retraite et qui ne savent pas ce que c'est de vivre ensemble 24 heures sur 24 ont quelques fois besoin d’une période d’adaptation, qui dure souvent plusieurs mois et parfois plus encore. En bateau, ça peut être la même chose.

Les chemins du bonheur
Si la vie à terre permet des échappatoires, en mer, même au mouillage, c'est plus difficile, même si on finit par reproduire les schémas terriens, les amis de sport ou autres parents d’enfants deviennent les ‘copains bateau’. Pour la femme, il devient compliqué d'aller voir ou de téléphoner à sa meilleure copine. Et pour l'homme, de passer la soirée entre amis. Certes, il reste toujours la possibilité de s'isoler dans une cabine. Dans les faits, il faudra percer les abcès avant qu'ils ne s'infectent, pour ne pas conserver d'animosité envers l'autre. En mer, le rythme des quarts fatigue les organismes, exacerbe l'irritabilité, et rend parfois idiot. « Lors d'une arrivée aux Açores », se souvient l'auteur, « au terme d'un traversée de deux semaines, nous nous sommes bêtement disputés pour une histoire de garde ou d’une pointe pas passée là où l'autre aurait voulu la voir ». D'autres altercations encore peuvent porter sur le choix exact du lieu où l'ancre devrait se poser. « Il faut savoir que nombre de voyages au long cours s'arrêtent aux Antilles  car les couples ne s'entendent plus », écrivent sur leur blog Pascale et Patrick de La Casa Delmarre. « Et quand on met le sujet sur le tapis lors des discussions de soirées que nous passons avec d'autres bateaux, on se rend compte que c'est une préoccupation majeure, et souvent taboue, d'un grand nombre de bateaux voyageant en couple ou en famille. Et tout le monde est d'accord sur la responsable : la promiscuité, toujours la promiscuité... ».
L'un des motifs de divergence vient des objectifs. Il importe de bien les définir... et ce conjointement. Rien de pire qu'un bateau à bord duquel l'un veut partir au nord, et l'autre au sud. Mais vivre tout le temps ensemble ressemble à un paradis pour ceux qui s'aiment, même si ça n'est plus autant qu'ils le voudraient ; et qui regrettent déjà les premiers jours, comme le chantait Brassens, « les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics (...) qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour ». La vie au mouillage est propice aux siestes et aux grasse mâtinées, rien n'empêche de les rendre crapuleuses (c'est même conseillé), et ces moments d'intimité (qui à terre se limitent bien souvent aux week-ends) sont là pour cimenter le couple... et l’aider, avec l’aide d’une complicité préservée, à faire face aux difficultés de la promiscuité dans la vie à deux.

Les enfants
La suite logique des choses dans l'histoire d'un couple qui s'aime passe par l'arrivée des enfants. A quel moment vaut-il mieux partir ? Quelle est la meilleure période de la vie pour que d'une part le voyage soit le plus profitable aux enfants, et d'autre part qu'il ne pénalise pas leur scolarité ?
A l’adolescence, les départs peuvent s'avérer moins évidents, ce sont alors les copains et les copines qui prennent une place plus importante dans la vie des jeunes et passer tout leur temps avec leurs parents ne représente pas la première de leurs priorités. Hugo de Tahoma avait 18 ans au moment de partir, son voyage à lui devant durer une seule année, il écrivait : « la voile fait partie de mes activités préférées, même si je trouve que le pilotage d'un 'navire' comme Tahoma (un cata rapide de 53 pieds tout de même) n’a rien d'excitant... J'aime mieux m'arracher les dents à l'écoute de grand voile et faire du trapèze bien violent dans le golfe du Morbihan. Sinon je m'entends très bien avec toute ma famille, même s'il existe des tensions indéniables qui je l'espère disparaîtront avec la fin de la pression scolaire ». Agée de 15 ans au moment du départ, sa sœur Sybil était plus partagée: « c'est bien sûr une super expérience, mais je suis à un âge où on a plus envie de passer du temps avec ses amis, de sortir ou de rester tranquillement chez soi que de partir à l'aventure ». Quant à Mahaut, plus jeune encore, et mis à part le fait qu'elle partait pour « voir des tortues et des otaries aux îles Galapagos, des dauphins dans l'océan et le sable blanc de Tahiti », sa maman précisait qu'elle «  oublie juste de dire que la voile la passionne, qu'elle ne quitte plus marinière et docksides depuis plusieurs mois et qu'elle refuse d'aller au bord de la mer si elle ne peut pas faire de bateau. Bref, elle suit son père comme son ombre et reste vissée à la chaise de quart même par gros temps ». Pour Siegrid, la benjamine, âgée de 7 ans, surnommée Sissi, c’est simple : « je suis contente de partir en bateau parce que je serai sur la mer avec les dauphins », même si : « en même temps, je suis  triste car je quitte toutes mes amies ».

L’école en bateau.
Pour ce qui est de l’école, les francophones sont privilégiés car ils bénéficient d'une structure d'enseignement à distance, le CNED. L'enseignement n'est pas à prendre à la légère. Il demande un investissement qui va occuper la moitié des journées de l'équipage, un temps qui augmente proportionnellement avec l’âge des enfants, jusqu’à ce qu’ils deviennent autonomes, en général lors de l’entrée dans le secondaire. Dans les faits, il semble que ce seraient plutôt les mamans qui laissent enfin s'exprimer l’institutrice qui sommeille au fond d’elles et qui prodiguent les cours, pendant que papa procède au nettoyage et à l'entretien du bateau (loin de nous l'idée de vouloir généraliser...)
Avec un enfant scolarisé, c'est du travail. A deux, plus encore, surtout quand ils grandissent : « beaucoup plus que lors de notre précédent voyage », reconnaissent Pascale et Pascal de Imagine : « les enfants ont grandi, ils sont en 4éme et en CM1, il y a plus de matières à étudier. Ils passent donc plus de temps (et nous aussi) qu'il ne faudrait, et les horaires d'école sont pratiquement les mêmes qu'à terre ». Pourtant, au fil du temps le constat change : « l'année suivante Romain et Bastien étaient devenus totalement autonomes, de vrais petits étudiants d'université. Quel bonheur pour les parents à leur réveil de trouver les enfants déjà installés au travail pour faire les maths avant le petit déjeuner ! »
Et ensuite ? Les enfants qui ont été coupés trop longtemps du milieu scolaire traditionnel peuvent avoir parfois des difficultés pour s'y remettre, d’autres au contraire trustent les premières places. Deux ans après leur retour, Fabien de Tahoma était un père comblé : « leur réintégration s’est très bien passée : Hugo vient d’entamer sa deuxième année d’études en arts graphiques, Sybille a décroché son Bac avec une mention bien et se prépare à intégrer une école de commerce. Quant aux deux petits, ils sont en tête de leurs classes ». La plus grosse difficulté semblant venir des contraintes. « Quelques semaines après la rentrée », écrivait sur son blog Joëlle de Mateo, « la professeur de géographie de Sylvain nous a dit qu'au début il avait l'air d'un ‘martien’ dans la classe. Quant à Florian, ses premiers résultats scolaires ont montré qu'il ne pouvait pas suivre en 3ème et qu'il valait mieux qu'il reprenne des bases en 4ème. Il était d'ailleurs plus à l'aise avec les jeunes de cette classe qu'avec ses anciens copains d'avant le départ, qui ont évolué différemment et avec lesquels il ne se reconnaissait plus. La deuxième rentrée s'est déroulée plus facilement, le pli est repris ».

L’école au bout du monde.
Sur un voyage de plusieurs années, de type circumnavigation, il peut ainsi être profitable à tous de s'arrêter quelque part (et pas forcément dans un pays francophone), pour suivre une année scolaire, que ce soit en Colombie, aux Etats-Unis, à Tahiti, en Nouvelle Calédonie ou ailleurs. Une escale qui se prolonge permet aussi de renflouer la caisse du bord, ou pourquoi pas effectuer un gros chantier sur le bateau, louer une maison ou un appartement... C’est ce qu’ont fait Romain et Bastien de Imagine, à Raïatea : « les enfants sont à l'école, et ils adorent ça, après 4 semaines de classe, le bilan est excellent », écrivait leur maman. « Ils ont retrouvé avec plaisir des professeurs, des copains et des copines, des devoirs le soir, et aussi plein de bonnes notes ; pourvu que ça dure ! Pourtant, le rythme est beaucoup plus dur qu'avec le CNED : lever à 6 heures, bus scolaire… A midi, la cantine est très bonne alors pourquoi s'en priver ?
Rien de tel qu'une immersion totale pour apprendre une langue, à un âge où ça rentre tout seul (lisez 'Rouge Brésil' de JC Rufin). Cette connaissance des langues a du bon, et peut ouvrir la porte à des rencontres, comme cette histoire arrivée à Bastien de Imagine : « on est allé à Sète à un concert de Cesaria Evora. Comme je connais bien la musique et les paroles (même en portugais), je suis descendu devant la scène avec d'autres gens qui dansaient. A un moment, Cesaria étonnée que je sache les paroles de sa chanson, m'a invité à danser, j'y suis allé ! Puis à la fin, avant qu'elle ne chante sa chanson de rappel, je lui dis : Puede cantar ‘Nho antone escaderode’ ? C'est ma chanson préférée ! Elle a eu l'air surprise et n'a rien répondu. Elle a chanté sa chanson de rappel et puis elle a dit quelque chose à ses musiciens qui ont dit ‘oui" de la tête. Puis le pianiste a joué quelques notes et Cesaria a chanté ‘Nho antone escaderode’ C’était génial » ! Pour les parents, l’apprentissage des langues sera toujours un peu plus compliqué.
La vie de famille en bateau est un moment unique et rare à partager, et qui formera les enfants pour leur vie entière. Il faut se souvenir que Karine Fauconnier, ou encore les frères Bourgnon, Yvan et Laurent, ont grandi sur un bateau. Aux Marquises, ils ont fréquenté l'école primaire, et la légende veut qu'ils s'y rendaient en planche à voile...

La vie de famille.
Au terme de la première année de voyage, Joëlle et Dominique de Mateo (un Jasmin 39 sur plans Jacques Fioleau, construit par eux même) tiraient un premier bilan. « Première constatation, on est toujours 4 à bord ! Pas toujours évident de vivre 24h sur 24 en famille sur un bateau. On se découvre autrement, même si on vit ensemble depuis près de 20 ans, et on évolue aussi différemment. Et ici on ne peut pas s'évader et aller discuter avec les collègues, les copains… Alors il y a parfois de l'orage dans l'air ! Et puis même si les enfants et les parents ont chacun leur coque, il y a la promiscuité, avec ses avantages et ses inconvénients. Nous voyons nos enfants évoluer avec plus de proximité, mais leurs chamailles nous touchent plus aussi. Il y a même eu quelques moments où on se demandait ce qu'on faisait là, pourquoi on avait entraîné nos enfants dans cette aventure et si on ne ferait pas mieux de rentrer tout de suite ». Un an plus tard, le voyage semblait avoir trouvé sa vitesse de croisière : « nos questions existentielles de la fin de la première année nous ont beaucoup moins préoccupé l'esprit. Comme le choix de traverser Panama avait été assumé, nous avons vécu de grands moments de bonheur.  S'offrir ainsi un break et voyager en famille c'est de nos jours un luxe exceptionnel. Pris dans le rythme travail, études et activités, chacun vit un peu sa vie dans son coin et on se retrouve sans s'en rendre compte au moment où les enfants quittent le nid familial ». Car il n’est assurément pas si facile de vivre constamment avec ses enfants dans un espace des plus limités, comme peut l’être celui d’un bateau, fut-il un catamaran. « Cela nous a pourtant apporté une proximité, une complicité et une vraie vie familiale que nous n'aurions jamais pu goûter en restant à terre », poursuit Joëlle. « Et cela n'a pas de prix, lorsqu'on le compare à la morosité, au catastrophisme et à l'individualisme que l'on retrouve au retour ». Mateo se trouve en Nouvelle Calédonie, et son équipage le rejoint de temps à autre pour de (trop) courtes navigations, en attendant de repartir plus longtemps. Après le retour, Charly qui sur Ushuaia (avec Isabelle, et leurs 3 enfants Bastien et Thibaud 16 ans, et Laura 13 ans) a rallié le Québec à l’Australie écrivait : « pour nous ce voyage a été un moyen de mieux se connaître, pour vivre ensemble une aventure de tous les jours. Partis avec trois ados dont deux qui ont passé et réussi leur Bac à Tahiti, cela nous a permis de nous retrouver et de nous souder avant que chacun prenne sa propre route, en particulier pour Bastien et Thibaud qui ont depuis pris leur envol chacun de leur côté, vers d'autre horizons. Cela nous a permis de nous rapprocher, pour mieux accepter de se séparer ensuite ; l'envol vers l'âge adulte ».

La famille lien social.
« L'important c'est le chemin », écrit Pascal de Imagine. « Le chemin, c'est une vie de famille différente, tous ensemble, tout le temps. Ce n'est pas aussi facile qu'à terre, pas aussi confortable, pas aussi simple, jamais prévisible, on ne se repose pas sur les autres. Mais le chemin c'est aussi un incomparable sentiment de liberté, une densité de moments intenses, une succession de découvertes, de paysages, de gens, de pays, un contact intime avec la nature et l'espace, une vie riche ». Les enfants seront toujours un lien entre les équipages. La Casa et Imagine se sont suivis un certain temps, les uns retardant un départ, les autres modifiant un tant soit peu leur programme, pour continuer à  profiter de cette amitié. D’autres liens se sont créés, comme quand par exemple Imagine rencontre Aupaluk, avec Nathalie, Franck et leurs deux enfants Claire 11 ans et Yann 10 ans, et Ushuaia. Les enfants de ces deux bateaux avaient d’ailleurs entendu parler de Imagine par Téou, le Looping 16 bien connu à Multicoques Mag (le monde du bateau est tout petit...). Ces amitiés permettent aussi aux parents de s’échapper le temps d’une soirée, il n’est pas toujours facile de trouver une nounou pour sortir entre adultes. Au Cap Vert, Imagine et La Casa Delmarre ont ainsi laissé leurs six enfants (quatre sur un bateau et deux sur l’autre) sur La Casa Delmarre, avec instructions strictes, et sous la surveillance de José et Paul, recrutés pour éviter les vols, qui de gardien ont ainsi été promus baby sitters ! « Ils exerceront une surveillance discrète sur l'eau », raconte Pascal amusée, « et iront voir les enfants sur le bateau une fois par heure pour vérifier si tout va bien ». Les enfants évitent également certains problèmes, comme le soulignait il y a quelques mois l'architecte Patrick Luscher, en escale au Brésil : « Les navigateurs solitaires sont les cibles privilégiées des voyous au sortir des marina dans les grandes villes : cinq agressions au couteau, tesson de bouteille ou révolver en trois mois à Salvador / Itaparica, de jour comme de nuit. Les couples sont moins concernés et s'il y a des enfants, plus de risque du tout (nous avions envisagé la location de bébés pour sortir le soir) ». Au terme d’une année de voyage, Nathalie et Franck sur Aupaluk 2, un Lagoon 42 (tout comme Ushuaïa avec lequel ils ont navigué de concert jusqu’en Nouvelle Calédonie), tiraient un premier bilan de leur voyage : « Ce vent de liberté nous rapproche de la nature, de nous et des autres. On aime toujours et le fait d'être partis à deux familles donne encore plus de goût à ce voyage. Les enfants en redemandent, même si l'école sur le bateau n'est pas toujours facile ». Lors de leur première virée, l’équipage de Imagine avait l’impression de rentrer de la sortie en mer du dimanche. « Les gens n'ont pas changé », écrivaient-ils alors, « sauf les enfants ». Mais les hasards de la vie faisant, quelques mois plus tard, ils repartaient pour les îles du Pacifique…

 

Pour continuer le voyage…
Nous avons préparé ce dossier en travaillant sur les blogs des navigateurs. Tahoma (http://www.tahoma.fr/pages/reverpag.html), une superbe réalisation professionnelle en contreplaqué époxy, est à vendre. La Casa Delmarre (http://www.lacasadelmarre.com) navigue en Polynésie et vient de passer les fêtes de fin d’année seuls au mouillage sur un atoll des Tuamotu, les Imagine (http://pguiraudou.free.fr/) s’apprêtent à rejoindre leur Outremer 45 à Nouméa. L’équipage de Matéo rêve lui aussi de repartir (http://destination.lagons.free.fr/conference_plaquette.php). Quant à Ushuaïa (http://www.ushuaiasail.net/) et Aupaluk (http://jacinesva.club.fr/index.htm), ils ont rejoint le Québec. Merci à tous et bon vent !
 

A voir aussi

LE MULTICOQUE DE CROISIERE

Cet ouvrage très illustré est une référence sur le sujet des bateaux de type ...

ROUTES DE GRANDE CROISIERE

Voici la 3ème édition de la "bible" de Jimmy Cornell, encore plus ...
© Aloha Editions 2016 : Tous droits réservés
le partenaire des médias
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus
et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus pour gérer les paramètres de ce site.