Multicoques Magazine, l'essentiel du catamaran et du trimaran
Multicoques Magazine, l'essentiel du catamaran et du trimaran
a voir aussi pour ce modèle
Dragonfly 35 ultimate - DRAGONFLY /QUORNING BOATS
LE NOUVEAU NUMÉRO
DISPONIBLE
RECHERCHE AVANCEE
Petites annonces
Essais
Fiches techniques
Type :
Marque :
Modèle :
Longueur :
Budget :
>
CREER UNE ALERTE
Contacter le vendeur

A VENDRE - Dragonfly 35 ultimate - Occasion

285 000.00 €TTC
Photos (8)
En savoir plus sur le
Dragonfly 35 ultimate
Description du
Dragonfly 35 ultimate
& informations générales

Visible à : Atlantique France

Le DF35 est un modèle haut de gamme du chantier danois. Très rapide et très confortable. Cet exemplaire Ultimate superbe possède un mât carbone erallongé avec des voiles high tech + roue carbone. Version cuisine en long. visible Atlantique France

(ESSAI DU DRAGONFLY 35'
Un trimaran grand tourisme à couper le souffle

La légende des multicoques du Nord
Borje Quorning a construit des bateaux toute sa vie. Danois émigré à Vancouver, il a fondé son chantier en 1967 au bord de la mer baltique et réalisé des dizaines de one-off de toutes tailles de 16' à 52'. Il s'est exclusivement tourné vers la production de trimarans en 1981, année de lancement du 25MKI. En 1985 Erik et Jens, ses fils, engagent chacun un 25' dans le tour des îles britanniques… Et remportent la 1ère et 2ème place (en temps compensé) d'une course réputée éprouvante : quelle famille!

Une manufacture créatrice d'innovations
La mer baltique est un joyau offert à la croisière, mais le charme de ses marinas n'a d'égal que l'étroitesse de leurs entrées; nos passionnés inventent donc en 89 le "Swing Wing System" et permettent aux Dragonfly 800 de se glisser dans un trou de souris! Suivront le 1000, le 1200 puis le 920. Les 800 unités produites seront récompensées par de multiples distinctions prestigieuses : 3 Boat of the Year et plusieurs autres en matière de stylique, de qualité et de respect de l'environnement.

Jens Quorning : inventeur et constructeur de trimarans
Comme un certain nombre de ses compatriotes, Jens a un goût prononcé pour le design et le travail du bois. Il part effectuer son apprentissage dans le Maine sous la direction bienveillante de… Dick Newick qui lui ouvrira les portes des meilleures "woodshop" à partir du spot de Martha's Vineyard. Adroit, volontaire et imaginatif, il sortira enrichi de cette université à ciel ouvert, concrète et généreuse. Les régates à outrance se prolongent par une transat à bord de ROGUE WAVE en duo avec Tom Follet (le pilote du prao CHEERS dans l'Ostar 68!). En 1991, il s'implique financièrement dans Quorning Boats et dessine le 1200, le 920 puis l'évolution Extreme. Borje ayant pris sa retraite en 2000 Jens est maintenant le manager-créateur des Dragonfly.

Le 35' : à la recherche du trimaran complet
En 2000, Jens soulève le capot du 920 et tourne la mollette du Turbo, l'élargissement, le crossage des bras et la mise en volume des flotteurs permettent de faire passer la puissance au sol sans déséquilibrer le bateau. Ce tri est une réussite, mais la longueur et la capacité de charge limitent ce coupé sport au programme semi hauturier! Le 35' vise les mêmes objectifs mais en XXL : volume pour 4-6 personnes en croisière ou traversée océanique, confort, facilité de manœuvre et grande vitesse! Jens a-t-il réussi l'assemblage magique? Nous avons enquêté au Danemark trois jours durant sur le sujet.

Construction et qualité de fabrication : un puzzle rigoureux
Au risque d'effleurer le cliché il faut reconnaître que la culture d'entreprise danoise ne cesse de surprendre : le chantier qui a vendu plus de 800 trimarans se présente comme un petit village composé de bâtiments peu élevés à ossature bois. Un hangar d'hivernage pour les "abonnés" (vide en cette saison, seul un DF1200 de retour de la transat ARC y passe l'été), puis une succession d'ateliers reliés entre eux et très bien isolés. La salle de "strat" répond aux meilleures normes, elle jouxte le local peinture-cuisson. La réalisation des flotteurs et des coques centrales est maintenant délocalisée à quelques kilomètres permettant au site principal de Skaerbaek de se focaliser sur l'assemblage minutieux des "demoiselles" (surnom des libellules : dragonfly en anglais) et la réalisation des phases de haute technicité (construction des bras, des mâts, ajustages mécaniques…).
En pleine campagne à deux kilomètres de la mer, l'atmosphère paisible de cette ruche hyper spécialisée étonne. Les techniciens arrivent à 8 heures, à 16 heures tout est fini! Le secret de leur productivité repose sur le parfait ordonnancement de gestes préparés qui laissent place à la responsabilité de l'artisan mais pas à l'improvisation. Des investissements considérables dans le domaine de l'outillage (50 moules), du design des pièces et la fluidité des étapes de montage expliquent la performance de cette équipe de seulement 30 personnes. Flexibilité acceptée et salaires élevés font partie du jeu.

Des fournisseurs triés sur le volet
Les Dragonfly sont des unités très technologiques malgré leur simplicité d'utilisation et aucun point faible n'est toléré : les éléments mécano soudés du système de repliage proviennent du département "custom" de chez Andersen, ainsi que tout l'équipement de mât. Le gréement (textile et Dyform), les hublots spéciaux (type eyefish : un clin d'œil à Newick) sont réalisés par BSI (de notoriété internationale pour ses embouts coniques de haubans Kevlar) dirigé par Erik, le frère de Jens!

Des tubes Carbone à toutes épreuves
Les mâts des Dragonfly 35' sont des créations "maison" issus de la "rigging shop" d'Heinrich (ex-champion d'Europe de formule 28'!). Le profil spécial en enroulement filamentaire arrive en 4 morceaux, les manchons sont collés, puis les platines des 2 étages d'autoraidissage (il n'y a pas de bastaques) sont boulonnées au travers de contreplaques. Une laque blanche achève un travail d'orfèvre. La fiabilité? Aucun n'est jamais tombé malgré les traitements furieux infligés par certains équipages, Jens et Heinrich au premier plan.

Echouable, transportable, repliable?
Le 35' bénéficie de l'agilité de ses cadets, malgré un Diesel saildrive de 30 cv il échoue en toute sécurité dans 50 cm d'eau! Transportable par la route, ce trimaran de 9m de large se transforme en animal furtif pouvant trouver refuge dans un espace réduit, limitant au minimum les contraintes inhérentes au multicoque.

Le coup de bluff des aménagements
À l'intérieur, j'ai retrouvé l'atmosphère douillette, lumineuse et chaude devenue la marque distinctive du chantier, mais les volumes disponibles m'ont laissé penser un instant que Quorning cédait à la tendance et avait mis de l'eau dans son Aquavit côté performances! On verra qu'il n'en est rien. Deux cabines doubles spacieuses, carré 6 places convertible, grande cuisine avec frigo intégré et four, large cabinet de toilettes avec douche et wc : le travail forcené et l'imagination de Jens en matière d'ergonomie surprennent. À force de rationaliser les implantations il trouve de la place là où il n'y en a pas! L'éclairage et la qualité aviation des contre-moulages méritent le laudatif.

Vite, allons à l'essentiel! ,
Je suis impatient de vous faire partager les sensations éprouvées pendant ces deux jours de navigation en mer baltique. Elles sont représentatives des possibilités du DF35'. Bien élevée, la demoiselle m'a d'abord présenté ses charmes civils avant d'exprimer une nature plus fougueuse.
Pour sortir de la marina "Disney", le "Doctor Swing Wing" est aux manettes, le Volvo 30cv couplé à une hélice repliable dispose d'un couple confortable et notre exemplaire d'essai est doté d'un propulseur d'étrave rétractable et d'un winch électrique! Trente secondes plus tard nous voilà sur le plan d'eau. À la barre, j'observe Jens déployer les ailes de la machine (1mn par côté), et suis admiratif de la parfaite géométrie de cette mécanique bien huilée. Les câbles de 14mm Dyform qui bloquent les flexions de bras sont réglés d'usine et se mettent en place sans aucune intervention, seules les retenues avant nécessitent un capelage manuel (quelques secondes). Nous montons au près serré sous les grains sur une trentaine de miles, un petit médium de 7 à 12 nœuds nous accompagne. En fait je découvre les jouets dont je pourrais user sans modération pendant deux jours. D'abord le gréement Kevlar étarqué en 2 coups de cuillère à pot, puis la "lingerie fine", cette version ultimate est dotée de flamboyantes voiles "Genesis black Technora" (Elvström). Vectran, Carbone et Mylar unissent leurs qualités dans ce laminé haut de gamme, le shape est splendide, la tenue énorme ne nécessite aucune reprise de tension et repousse le moment de la prise de ris.

J'adore le près serré
Faire du près avec le DF35' est un exercice jubilatoire qui ouvrira les portes de nouvelles perceptions aux régatiers aguerris et permettra aux autres de croire en leur talent de régleurs. Malgré une coque centrale confortable et élargie, l'engin semble ne pas avoir de limites. Nous progressons entre 8,5 et 9.5 nœuds à 40° du vent, le VMG optimum (80° d'un bord sur l'autre) est très intuitif, en cas de besoin vous avez encore 5° sous le pied; en abattant de 5°, vous faites du près à deux chiffres!

La géométrie d'un pur-sang… parfaitement civilisé
Le cockpit offre 3 zones distinctes : l'espace de manœuvre protégé par la capote de descente (repliage, réductions, dérive, écoute de foc), au centre le réglage GV et à l'arrière la "terrasse" pour le barreur et 1 ou 2 passagers confortablement adossés au garde-corps. La jante gros diamètre de la barre à roue évoque certains coupés sport body buildés, son effet directionnel est diabolique : le trimaran vire comme un prototype de match racing! Les bras sont "crossés" afin de bien se dégager de la vague sous le vent. La longueur, le design et le carrossage (angulation vers l'extérieur) des flotteurs dernière génération leur donnent le volume nécessaire à la sécurité et la finesse indispensable à un passage harmonieux dans la vague. L'axe horizontal des bras est pincé de quelques degrés vers l'avant (centrage des poids) et un dièdre suffisant dégage largement le flotteur au vent de la mer.

Grains, petit temps et asymétrique
Nous enchaînons les virements de bord, façon chien de chasse à la poursuite du lièvre, et j'éprouve énormément de plaisir à faire progresser ce bateau parmi les bascules typiques du plan d'eau. Nous naviguons depuis plus de 5 heures au près sans éprouver le moindre ennui, un monocoque de 50' applaudit au croisement! L'envoi de l'asymétrique (sur bout-dehors Carbone rétractable de 1.5m) ouvre un autre mouvement, celui de la glisse et de la magie du vent apparent : 8-11 nœuds réels, une pointe à 13 nœuds, la moyenne entre 9 et 12, le bonheur!

Doctor Quorning et Mr Speed
Le passage d'une dépression assez creuse nous fournit l'occasion de tester le 35' dans un force 7 établi le lendemain matin. Sous 2 ris et génois un tiers, le démarrage est extraordinaire, à 70-80° du vent, le 35' caracole à 14-18 nds avec une aisance manifeste. Bien en appui sur ses gros flotteurs, il "nage" en souplesse au bon plein-travers dans un nuage d'embruns. Ce bord d'une quinzaine de miles entre les îles est assez extravagant, mais révèle les qualités nautiques du bateau, la barre est un pur bonheur, sensible, fine, elle ne réclame aucun effort dans ce champ de mines! J'abats de quelques degrés, dépassant à peine le travers et la bestiole entame une longue glisse entre 18 et 21 nœuds. Le sentiment de sécurité est permanent, la poussée verticale du flotteur, vraiment perceptible et le châssis semble avoir encore gagné en raideur par rapport à l'Extreme. Le ciel bas et lourd, les grains et les embruns ne ternissent pas l'excitation de cette cavalcade exceptionnelle.

CONCLUSION
Ce trimaran est enthousiasmant, la maturité du compromis confort-performances qu'il synthétise est remarquable, c'est sans doute l'un des bateaux de croisière les plus aboutis qu'il m'ait été donné d'essayer. La version Touring est un peu plus sage et moins chère mais l'Ultimate ouvre en permanence les portes du Valhalla.


Les + :
- fantastique compromis confort-sécurité-performances
- qualité de fabrication et de conception
- multicoque jubilatoire et pratique

Les - :
- Esthétique de la jupe arrière
- Délais de fabrication

LES CONCURRENTS

Modèles Longueur en m Largeur en m Poids en t Surface voiles m2 Prix € TTC
Corsair 36' 11.16 3.00/7.80 3 74 250 000
Challenge 37' 10.99 3.40/8.10 2.5 79 270 000
Lucas 38' 11.40 8 2.8 90 292 000
Triforsix 34' 10.30 4.20/7.80 3.3 87 250 000



FICHE TECHNIQUE

Architectes : Jens Quorning & Steen Olsen
Constructeur : Quorning Boats (Danemark)
Matériau : Sandwich mousse PVC / tissus unidirectionnels et multidirectionnels/ vinylester. Application manuelle, pièces structurelles post cuites à 80°C. Safran Carbone
Longueur : 10.68m
Flottaison : 10.35m
Largeur : 8.20m
Largeur replié : 3.80m
Tirant d'eau : 0.55/1.80m
Poids : 3.7t
Surface GV : Touring 44m2 Ultimate 51m2
Génois : 28m2 32m2
Spinaker : 90m2 120m2
Reacher : 55m2 65m2
Hauteur du mât Carbone : 15m 16.50m
Homologation : insubmersible CE cat.A (6pers), 8 en cat.B
Motorisation : Volvo 30cv Sail drive
Couchage : 4/6 personnes (2 doubles + 2 convertibles)

Année :
2011
Pavillon :
F
Longueur :
10;68 m.
Largeur :
3,90/8,20 m.
Tirant d'eau :
0,55/1,90 m.
Hauteur du mât :
Ailerons / Dérives :
Dérives
Materiaux :
sandwich mousse verre polyester
Informations

Informations

Motorisation

Motorisation

Etat général

Etat général

Voiles

Voiles

Aménagement

Aménagement

Equipement

Equipement

Electronique

Electronique

Réservoirs

Réservoirs

© Aloha Editions 2016 : Tous droits réservés
le partenaire des médias
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus
et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus pour gérer les paramètres de ce site.